Elisabeth Vigée Le Brun

vigee-le-brunLa peinture comme les autres arts ont laissée peut de places aux artistes féminins avant la seconde moitié du XXème siècle. Et pourtant comment ne pas être touché par le formidable talent d’Elisabeth Vigée Le Brun, peintre de la noblesse européenne à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle.

Quels formidables portraits à la fois tous ressemblants et tous différents ! Le grand Palais lui consacre un vaste espace où s’accumulent des effigies de femmes toutes plus belles les unes que les autres, souvent à l’échelle 1:1. Certaines semblent nous regarder la bouche entrouvertes comme si elles venaient de nous appeler à les rejoindre dans leur univers.

Peintre officielle de la reine Marie-Antoinette, elle n’avait rien de bon à attendre de la Révolution et quitta la France d’ès Août 1789. Tant mieux pour nous puisqu’elle parcouru l’Europe durant 12 ans et multiplia les portraits des grandes familles italiennes, autrichiennes, russes, allemandes et anglaises.

Elle dira de la fin de l’Ancien Régime : « Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées. »

Aussi artificiel que possible

roy2J’ai adoré visiter la semaine dernière la rétrospective des œuvres de Roy Lichtenstein au Centre Georges Pompidou de Paris. Je ne connaissais de lui que ce que tout le monde connaît : ses dessins de femmes au visage angoissé, ses mises en scène inspirées de la bande dessinée et de la publicité. Voir ces tableaux était déjà un réel plaisir.

roy3J’ai découvert que l’artiste avait su aller plus loin que ces créations à l’accès facile. Il s’est essayé avec succès à la sculpture qui reprenait les mêmes thèmes que ses peintures.

J’ai aussi passé du temps sur une étude de Roy Lichtenstein dont le sujet est un bœuf. Chacune des six peintures progresse dans la direction de l’abstraction et du cubisme.

La toile qui m’a le plus attiré est inattendue et provocatrice par son contenu minimaliste. Elle représente un tableau vu de dos : son cadre de bois, la toile brute et les rebords de tissu excédant le cadre. Lire la suite

Le peintre de la solitude

hopper2Invité à une soirée privée organisée par KPMG, j’ai eu la chance de visiter l’exposition du Grand Palais consacrée à Edward Hopper. J’ai ressenti beaucoup d’émotions à découvrir le très fameux Nighthawks (la femme dans un bar, la nuit, 1942).

Difficile de faire un choix car aucun de ses tableaux ne me laisse indifférent. En voici un que je trouve très émouvant : Room in New-York.

Comme plusieurs de ses tableaux décrivant la vie dans la métropole américaine, la scène est vue depuis l’extérieur de l’immeuble à travers une fenêtre ouverte. L’image est légèrement floutée, furtive comme si l’observateur regardait la scène assis dans une voiture du métro passant rapidement le long de l’immeuble. Lire la suite