Elisabeth Vigée Le Brun

vigee-le-brunLa peinture comme les autres arts ont laissée peut de places aux artistes féminins avant la seconde moitié du XXème siècle. Et pourtant comment ne pas être touché par le formidable talent d’Elisabeth Vigée Le Brun, peintre de la noblesse européenne à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle.

Quels formidables portraits à la fois tous ressemblants et tous différents ! Le grand Palais lui consacre un vaste espace où s’accumulent des effigies de femmes toutes plus belles les unes que les autres, souvent à l’échelle 1:1. Certaines semblent nous regarder la bouche entrouvertes comme si elles venaient de nous appeler à les rejoindre dans leur univers.

Peintre officielle de la reine Marie-Antoinette, elle n’avait rien de bon à attendre de la Révolution et quitta la France d’ès Août 1789. Tant mieux pour nous puisqu’elle parcouru l’Europe durant 12 ans et multiplia les portraits des grandes familles italiennes, autrichiennes, russes, allemandes et anglaises.

Elle dira de la fin de l’Ancien Régime : « Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées. »

Pourquoi les experts financiers peinent à comprendre le business SaaS ?

bullesDepuis quelques temps déjà, les média spécialisés sur la Finance et la Bourse, annoncent l’explosion de la prochaine bulle provoquée par les sociétés éditeurs de Software as a Service qui seraient trop chères.

Leur conclusion s’appuie sur un raisonnement à priori imparable : la croissance des chiffres d’affaires des acteurs du SaaS, accompagnée d’une pénurie de profits, démontre l’absence d’un business réel et rentable. Comme pour la période 1999-2000, l’appétence des investisseurs à financer la croissance à n’importe quel coût va s’étioler et de nombreuses entreprises du SaaS seront dans l’incapacité de poursuivre leur activité.

Sauf que ce genre de thèses s’appuie sur une mauvaise interprétation des leçons de la bulle Internet. A l’époque, les entreprises du Net étaient évaluées selon des métriques qui n’étaient pas de bons indicateurs de leur potentiel business et qui n’étaient pas reconnus par les règles comptables habituelles. Par contre, aujourd’hui, nous disposons d’outils qui sont de bons indicateurs de la santé financière des entreprises SaaS et qui sont acceptables pour les comptables. Lire la suite

Aussi artificiel que possible

roy2J’ai adoré visiter la semaine dernière la rétrospective des œuvres de Roy Lichtenstein au Centre Georges Pompidou de Paris. Je ne connaissais de lui que ce que tout le monde connaît : ses dessins de femmes au visage angoissé, ses mises en scène inspirées de la bande dessinée et de la publicité. Voir ces tableaux était déjà un réel plaisir.

roy3J’ai découvert que l’artiste avait su aller plus loin que ces créations à l’accès facile. Il s’est essayé avec succès à la sculpture qui reprenait les mêmes thèmes que ses peintures.

J’ai aussi passé du temps sur une étude de Roy Lichtenstein dont le sujet est un bœuf. Chacune des six peintures progresse dans la direction de l’abstraction et du cubisme.

La toile qui m’a le plus attiré est inattendue et provocatrice par son contenu minimaliste. Elle représente un tableau vu de dos : son cadre de bois, la toile brute et les rebords de tissu excédant le cadre. Lire la suite

Programmer à l’école et préparer l’innovation de demain

tableauIl n’est jamais trop tôt pour apprendre à innover. Dès l’école primaire, la programmation informatique pourrait être enseignée. La ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique, Fleur Pellerin y croit puisqu’il existe aujourd’hui des langages de programmation « très simples ».

Enseigner la programmation dès l’école primaire ? Et si on commençait pas s’assurer que nos enfants lisent et écrivent suffisamment bien en français, savent leurs tables de multiplication et connaissent l’histoire de France. L’idée de les initier à la programmation n’est pas stupide. Mais cela consisterait à leur enseigner les bases de la logique et des notions de processus itératifs. L’apprentissage d’une langue étrangère rendrait des services équivalents et est certainement plus urgente. Nos enfants du primaire sont nés après Internet et avec le smartphone. Mais ils n’en comprennent pas les limites : apprendre à utiliser intelligemment un moteur de recherche et à être critique par rapport aux informations obtenues serait plus utile. Lire la suite

Haro sur l’e-mail

allianceIl y a trois ans, Thierry Breton, ancien ministre et P-DG d’Atos, annonçait son plan « zéro mail ». L’objectif était de correspondre en interne via une solution de réseaux sociaux.
Le constat que chacun peut partager est brutal : nous passons un temps très important, plus de deux heures par jour en moyenne, à lire et à répondre aux e-mails ; et cela sans compter les heures de recherches hebdomadaires sur Internet. Est-ce rentable, efficace ?

Le problème est que nous vivons dans une société de consommation de l’information et de l’échange d’informations. C’est une évolution fantastique qu’il ne faut pas remettre en question. La difficulté est de trouver où placer le curseur. Sans un minimum de discipline, on devient rapidement l’esclave de son outil de messagerie. La pression de l’instant fait que l’on peut se croire obligé de répondre immédiatement à toutes les sollicitations électroniques. Lire la suite

Cumul des mandats

cumul
En 1936, selon l’ancien ministre socialiste, Paul Quilès, 33 % des députés exerçaient un mandat local ; sous la IVe République, ce chiffre était passé à 40 % ; il aurait dépassé aujourd’hui 80 %.

Il s’agit d’une pratique typiquement française dont nos principaux voisins ne souffrent pas : moins de 10% au Royaume-Uni ou en Italie, environ 20% en Espagne ou en Allemagne. (Source : étude de Laurent Bach publiée en mai 2012).

Pourtant les arguments rationnels ne manquent pas pour justifier l’abolition de cette habitude : Lire la suite

Le peintre de la solitude

hopper2Invité à une soirée privée organisée par KPMG, j’ai eu la chance de visiter l’exposition du Grand Palais consacrée à Edward Hopper. J’ai ressenti beaucoup d’émotions à découvrir le très fameux Nighthawks (la femme dans un bar, la nuit, 1942).

Difficile de faire un choix car aucun de ses tableaux ne me laisse indifférent. En voici un que je trouve très émouvant : Room in New-York.

Comme plusieurs de ses tableaux décrivant la vie dans la métropole américaine, la scène est vue depuis l’extérieur de l’immeuble à travers une fenêtre ouverte. L’image est légèrement floutée, furtive comme si l’observateur regardait la scène assis dans une voiture du métro passant rapidement le long de l’immeuble. Lire la suite

Méga nuage en vue

zetaVous êtes né avec le Kilo-octets. Vous êtes entré en 6ème au temps du Méga. Vous avez vu passer les Giga avec vos potes de Terminale. Dans votre premier job, on vous a présenté un Téra et votre entreprise a réservé hier son deuxième Péta dans son DataCenter préféré. Déjà essouflé ? Et pourtant vous êtes loin du compte.

Selon les prévisions du deuxième « Global Cloud Index » de Cisco, le traffic annuel de données via les datacenters atteindra la coquette somme de 6,6 Zetta en 2016 ! Soit 6,6 millions de nos déjà très consistants Péta, ou pour les amoreux des puissances : 1021 octets. Et les deux tiers de ces données produites seront dans le Cloud.

Au fait, en 2012, 109 personnes souffrent de la faim dans le monde. Ceux-là se contenteraient de quelques kilos de plus.

Sources :

Plaidoyer pour un Cloud made in France

coqJe reproduis une tribune libre que j’ai fait paraître dans les Echos le 16 novembre 2012.

Se forger un avis précis et définitif sur la réalité du Cloud Computing en France et en Europe en cette fin d’année 2012 est un exercice probablement impossible, tant les études indépendantes ou commandées présentent des visions contradictoires.

Selon une étude publiée au début de l’année par IDC, 93% des entreprises françaises connaissaient, évaluaient ou avaient mis en place des services Cloud. Ce qui faisait de la France le pays d’Europe où la pénétration du Cloud Computing était la plus forte au sein de la stratégie informatique des entreprises. Lire la suite

Cloud et développement régional

3CloudDe nouvelles normes de sécurité concernant le stockage des données vont nécessiter de nouveaux investissements en data centers dans les régions.

Un hébergeur sérieux, la majorité d’entre eux, doit obligatoirement posséder un site secondaire éloigné du premier. Si le premier site subit un sinistre, le second peut prendre le relais presque immédiatement sans que les clients perdent leurs données et leurs outils informatiques. Lire la suite