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Aussi artificiel que possible

roy2J’ai adoré visiter la semaine dernière la rétrospective des œuvres de Roy Lichtenstein au Centre Georges Pompidou de Paris. Je ne connaissais de lui que ce que tout le monde connaît : ses dessins de femmes au visage angoissé, ses mises en scène inspirées de la bande dessinée et de la publicité. Voir ces tableaux était déjà un réel plaisir.

roy3J’ai découvert que l’artiste avait su aller plus loin que ces créations à l’accès facile. Il s’est essayé avec succès à la sculpture qui reprenait les mêmes thèmes que ses peintures.

J’ai aussi passé du temps sur une étude de Roy Lichtenstein dont le sujet est un bœuf. Chacune des six peintures progresse dans la direction de l’abstraction et du cubisme.

La toile qui m’a le plus attiré est inattendue et provocatrice par son contenu minimaliste. Elle représente un tableau vu de dos : son cadre de bois, la toile brute et les rebords de tissu excédant le cadre.roy
L’économie dans le nombre des couleurs est remarquable. La majorité des œuvres se contentent de trois couleurs : le jaune, le rouge et le bleu. Parfois, comme pour l’étude sur le bœuf, Roy Lichtenstein ajoute un peu de vert.

Il a décrit lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible », reprenant peut-être une maxime d’Oscar Wilde : « Le premier devoir dans l’existence, c’est d’être aussi artificiel que possible. Ce qu’est le second, personne ne l’a encore découvert. »

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