Etudes à Tel-Aviv

Rue Dizengoff dans les années 1930
Rue Dizengoff, Tel-Aviv dans les années 1930

Dayan ne se satisfait pas des deux années d’études à l’école de ‘Hana Meizel. Il espère compléter ses études, se présenter au baccalauréat organisé par les autorités britanniques et pouvoir un jour, comme sa mère à son époque, suivre des études universitaires. Etudier en dehors des murs de l’école suppose de partir pour une grande ville. Bien que cela impose à sa mère une charge supplémentaire, Moshé, accompagné de quelques camarades, part pour Tel-Aviv, où il compte travailler dans le bâtiment durant ses heures libres et étudier dans un établissement de formation complémentaire pour adultes les mathématiques, la littérature, l’histoire et bien entendu l’anglais. À cette époque, Tel-Aviv est le centre de la culture hébraïque en plein développement. C’est là que Moshé et ses compagnons s’ouvrent au théâtre, aux concerts et mènent une vie de bohème.

Qu’une famille de Nahalal reçoive une aide matérielle grâce à un ouvrier salarié n’est pas nouveau en soi mais c’est en opposition totale avec l’un des principes fondamentaux du moshav : le travail individuel. Malgré la critique adressée à la famille, Dvora soutient la volonté d’étudier de son fils. L’été venu, les jeunes hommes reviendront à la maison pour les moissons et les vendanges.

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