IaaS we can !

nuagefrQuand deux membres d’EuroCloud France font ami-ami pour se lancer ensemble dans la grande aventure du Cloud public, nous ne pouvons que nous en féliciter.

Bien avant cet accord il était de bon ton de présenter les investissements d’avenir comme un moyen pour l’entreprise France de se réapproprier le Cloud. Que de bêtises n’ont-elles pas été proférées sur le fameux « Cloud à la française ».

Dans l’interview qu’il a donnée à ZDNet, Bruno Pinna, directeur du Cloud Computing chez Bull, précise : « l’objectif n’a jamais été le seul marché national. Le Cloud à la française n’a pas de réalité. Le Cloud a nécessairement une dimension internationale. Andromède a donc des visées a minima européennes. » Lire la suite

BlueKiwi et Instagram, Pique et pique et colégram

dollarIl y a quelques jours Facebook, leader inconstesté du réseau social grand public a annoncé sa décision d’acquérir Instagram, le leader incontesté du partage de photos. Instagram a réussi à conquérir 30 millions d’utilisateurs. Sauf que ce service est entièrement gratuit pour les utilisateurs et qu’Instagram ne génère aucun chiffre d’affaires. Ce qui n’a pas empéché Facebook de faire un chèque d’un milliard de dollars pour s’offrir un truc qui, aujourd’hui, ne rapporte rien !

Dans le même temps, ATOS, société de services bien connue dirigée par un ancien ministre, s’offre BlueKiwi, éditeur d’un logiciel de réseau social d’entreprise. BlueKiwi a de nombreux clients et réalise un chiffre d’affaires tout à fait prometteur. Pourtant la transaction est bien inférieure à 20 millions d’euros. Lire la suite

La forêt de serveurs d’Amazon

amazonSi un jour le « Cloud souverain » à la française voit le jour, il lui faudra avoir de sérieuses ambitions  dès le départ pour espérer rivaliser avec les grands acteurs américains qui savent aligner aujourd’hui des centaines de milliers de serveurs.

Selon Han Liu, chercheuse chez Accenture Technology Labs, Amazon utiliserait au moins un demi-million d’ordinateurs répartis dans sept datacenters. Et encore cette estimation ne tient compte que des racks utilisés dans EC2 (Amazon Elastic Compute Cloud) et il est probable que les autres services d’Amazon soient localisés ailleurs.

De quoi faire réfléchir nos amis d’Andromède et autres Canopy. Haut les Cœurs !

Source : Blog de Han Liu

Dans le Cloud, tout est bon !

cochonComme le dit mon charcutier connecté, « Dans le Cloud tout est bon ! » Je lis avec beaucoup d’intérêt la dernière étude sur le Cloud réalisée par IDC à la demande de Microsoft où nous apprenons que « le Cloud devrait créer 14 millions d’emplois dans le monde d’ici 2015, dont environ 190.000 en France. »

Et là je préviens :« cochon qui s’en dédit ! » Dans l’ambiance des grandes promesses électorales dans laquelle nous baignons, et malgré notre certitude chez EuroCloud que l’activité économique mondiale ne peut que profiter d’un usage croissant de Cloud Computing, je crois qu’il faut rester un peu plus prudent et sérieux dans l’analyse des chiffres. Lire la suite

Azure n’a plus la cote dans les média

azurJe trouve ahurissant la déferlante d’articles sur la panne d’Azure. Certains ont l’air de « découvrir » que le Cloud, entreprise humaine, aussi professionnelle soit-elle, reste par essence faillible. Affirmer que la panne de Microsoft est susceptible de remettre en cause le déploiement du Cloud en entreprise est une plaisanterie.

Quand par malheur un Airbus s’écrase au sol, cela remet-il en cause le développement du transport aérien ? Quand par suite d’une tempête une panne d’électricité paralyse des villes ou des régions entières, abandonne-t-on l’électricité pour revenir à la lampe à huile ?

Non. Pourquoi ? Parce que ces services sont devenus indispensables car ils améliorent la vie des gens et l’efficacité des entreprises dans des proportions qui permettent de « supporter » les risques inhérents à leur usage.

Il en va de même pour le Cloud. Réveillez-vous chers analyses, allez dans les entreprises et constatez que le Cloud est partout et le sera encore plus demain.

Et s’il vous plait, amis journalistes, ne focalisez pas votre attention que sur les « trains qui arrivent en retard ». Les services Azure ou ceux de très nombreux offreurs de Cloud moins connus fonctionnent formidablement bien.

Allez à Canossa en passant par Canopy !

andromedeDepuis plus d’un an l’actualité du « Cloud à la française » façon carabistouille, est polluée par Andromède. Rien que le nom choisi pour ce projet a de quoi laisser pantois. Andromède est un mythe, un personnage de la mythologie grecque : Pour apaiser la colère de Poséidon, le père d’Andromède accepte de la livrer à un monstre marin; elle est sauvée in-extremis par Persée qui l’épouse. Pas de quoi en faire un fromage.

Pendant que les « investisseurs d’avenir » s’épuisent à nous mitonner un plan calcul 2.0 et se préparent à généreusement offrir aux entreprises hautement nécessiteuses comme Orange ou SFR, des dizaines de millions d’euros qui feraient le bonheur de PME véritablement innovantes, d’autres leaders du secteur, du genre GI’s survitaminés, s’apprêtent à envahir nos paisibles campagnes. Lire la suite

Facebook, mode d’emplois

facebookFacebook aurait créé en Europe 232.000 emplois, selon une étude du cabinet Deloitte parue hier. Bien sûr, ce ne sont pas des employés de la société, mais les jobs nés dans « l’écosystème Facebook ». Facebook emploie une centaine de personnes pour environ 150 M€. Par contre si on cumule les gens payés pour faire de la publicité sur le réseau, ceux qui travaillent dans des entreprises pour animer des pages Facebook, tous ceux qui créent des applications, des jeux pour ce réseau, on aboutit à 22.000 emplois en France et  un C.A. de 1,9 milliard d’euros.

Evidemment, cela ne fait beaucoup moins si on prend en compte les emplois détruits ou déplacés par Internet en général et Facebook en particulier. Néanmoins, que l’on aime ou que l’on craigne ce réseau social plus intrusif qu’instructif, il faut considérer avec le plus grand sérieux son impact économique et la nécessité d’y être présent avec de nouveaux éditeurs français.

Source : Les Echos