Cumul des mandats

cumul
En 1936, selon l’ancien ministre socialiste, Paul Quilès, 33 % des députés exerçaient un mandat local ; sous la IVe République, ce chiffre était passé à 40 % ; il aurait dépassé aujourd’hui 80 %.

Il s’agit d’une pratique typiquement française dont nos principaux voisins ne souffrent pas : moins de 10% au Royaume-Uni ou en Italie, environ 20% en Espagne ou en Allemagne. (Source : étude de Laurent Bach publiée en mai 2012).

Pourtant les arguments rationnels ne manquent pas pour justifier l’abolition de cette habitude :

  • Le travail parlementaire est lourd étant donné le nombre important de lois à voter chaque année.
  • Comment concilier celui-ci avec la gestion d’une ville de taille moyenne ou pus, sans parler de celle d’un département ou d’une région ?
  • Interdire le cumul permet d’ouvrir des centaines de représentations électives à d’autres, de renouveler ainsi plus rapidement le personnel politique et les idées.
  • Le cumul génère de l’absentéisme.
  • Un porteur de mandat unique peut consacrer davantage de temps au dialogues avec les citoyens.

Le seul argument recevable en faveur du cumul, et uniquement pour les députes et les sénateurs, est la nécessité d’un ancrage local. Dans ce cas, le second mandat devrait se limiter à la fonction de maire d’une petite ville ou d’un village : avec plus de 36.000 communes, chaque devrait pouvoir trouver son bonheur !

Autre piste : limiter à deux mandats en parallèle et à un renouvellement par mandat. Cela éviterait d’avoir autant de responsables politiques à vie et davantages d’allers-retours entre vie politique et société civile apporteraient un renouvellement des idées et un ancrage renforcé du monde politique dans la vraie vie.